Les déterminants de la santé sont « l’ensemble des facteurs personnels, sociaux, culturels, économiques, environnementaux qui influencent positivement ou négativement la santé des individus et des groupes. »1
La promotion de la santé trouve ses fondements dans la Charte d’Ottawa, issue de la première conférence internationale en promotion de la santé. Bien que celle-ci date de 1986, la promotion de la santé a encore du mal à s’implémenter dans les mentalités face au modèle biomédical classique.
Promotion de la santé, approche qui va au-delà de la responsabilisation individuelle des comportements de santé comme le propose le modèle biomédical classique.
Et propose d’analyser les facteurs collectifs (sociaux, culturels, économiques et environnementaux) qui influencent positivement ou négativement la santé. Cela implique une responsabilisation des politiques en matière de santé et pas seulement le ministère de la santé mais aussi les autres. Comprendre que la consommation d’alcool est influencée par des facteurs autres qu’individuels permet de responsabiliser les politiques et d’aller au-delà de « les consommateurs sont responsable de leur consommation ».
La consommation d’alcool correspond à une habitude de vie se trouve au niveau individuel.
Il est souvent supposé que le comportement et le style de vie d’une personne relève d’un choix personnel.
Un comportement est supposé à priori individuel.
Ex: boire de l’alcool ou ne pas boire d’alcool, manger bio ou une pizza surgelée, etc.
Cependant, si ce n’étaient que des questions individuelles, alors sur les tableaux d’espérance de vie, il ne devrait pas apparaitre de différences qui relèveraient très massivement de groupes sociaux.
Selon le groupe social auquel un individu appartient, il aura une plus grosse propension à adopter tel ou tel comportement.
Quelques données liées type de comportements liés à la consommation d’alcool.
Evidemment, à l’intérieur de ces groupes la question de la liberté, de l’autonomie individuelle continue à exister Personne ne me force à boire ou fumer mais dans le fait, l’appartenance à un groupe social fait me conduire finalement en grande partie comme ce groupe.
⇒ Les différences de comportements ne peuvent donc pas être entièrement attribuées à choix personnel, mais trouvent également leur origine dans le contexte social.
Ex : jeunes, homme-femme, niveau socio-economique, etc.
Et donc nécessite solution politique, etc. ce que nous proposons à travers notre travail de plaidoyer.
Il y a la spécificité de la question de l’alcool et des jeunes en Belgique.
Pourquoi spécificité en Belgique ? Parce que nous sommes dans une culture où l’alcool est socialement valorisé, ex du foot de Jupiler.
Pourquoi les jeunes ? Parce que leur cerveau pas tout à fait mature donc plus de risque, particulièrement visé par la publicité et cerveau particulièrement réceptif.
La société a également tendance à stigmatiser les jeunes et leur consommation alors que les facteurs qui influence leur consommation vont au de-là de la responsabilité individuelle. C’est pourquoi notre réseau à pour objectif de travailler les représentations liées à la consommation d’alcool chez les jeunes, dans une approche complexe nuancée. Quels sont les facteurs qui vont venir influencer positivement ou négativement l’apparition de cette habitude de vie ?
Caractéristiques individuelles :
Entourage (pairs, amis, norme sociale)
Croyances et connaissances
Compétences personnelles et sociales : développement de compétences individuelles (esprit critique,
Niveau biologique/génétique : transmission sensibilité intergénérationnelle
L’analyse des comportements liés à la consommation d’alcool ne peut se limiter à une lecture strictement individuelle. En promotion de la santé, il est essentiel d’adopter une vision globale, tenant compte des nombreux déterminants de la santé, définis comme « l’ensemble des facteurs personnels, sociaux, culturels, économiques, environnementaux qui influencent positivement ou négativement la santé des individus et des groupes »[1].
La Charte d’Ottawa (1986), fondatrice de la promotion de la santé, invite à dépasser le modèle biomédical classique centré sur les choix individuels, pour envisager la santé comme un droit, nécessitant l’engagement de nombreux secteurs – bien au-delà du seul secteur de la santé.
Appliquer cette perspective à la consommation d’alcool implique de reconnaître la complexité des facteurs en jeu, et de promouvoir une approche responsabilisant les politiques publiques, les institutions, et les environnements sociaux dans lesquels les individus évoluent.
[1] 1Culture & Santé. (2019). Enjeux santé : Les déterminants de santé sous la loupe. https://www.cultures-sante.be/outils-ressources/enjeux-sante-les-determinants-sous-la-loupe/
Selon Claude Olivenstein, une addiction se développe à l’intersection de trois éléments :
Ce modèle permet d’élargir et de contextualiser nos consommations. C’est donc l’interaction entre tous ces éléments qui aide à qualifier l’usage qu’on fait d’un produit, plutôt que de se focaliser sur le produit ou de stigmatiser l’individu.
Les données et éléments cités ci-dessous ne donnent qu’un bref aperçu mais ne prétendent pas dresser une liste exhaustive des facteurs d’influence. Il s’agit donc d’une synthèse. Pour plus de détails, n’hésitez pas à contacter (mettre le lien vers la page de contact) le groupe ”jeunes, alcool et société”.
[1] 1Culture & Santé. (2019). Enjeux santé : Les déterminants de santé sous la loupe. https://www.cultures-sante.be/outils-ressources/enjeux-sante-les-determinants-sous-la-loupe/
Renforcer les compétences psychosociales (CPS), c’est renforcer les facteurs de protection contre les conduites à risque.
Nos revendications : (mettre un lieu vers les revendications « En matière de prévention et d’information »)
Pour en savoir plus : Pour en savoir plus, https://aide-alcool.be/jeunes-et-alcool
L’un des leviers les plus puissants dans la prévention est souvent l’environnement de consommation. Voici quelques exemples :
Nos revendications : (mettre un lieu vers les revendications publicité)
Nos revendications : (mettre un lieu vers les revendications Limiter l’hyper-accessibilité au produit)
Nos revendications : (mettre un lieu vers les revendications Clarifier et simplifier la loi)
Nos revendications : (mettre un lieu vers les revendications Découpler la publicité alcool des espaces de campagnes de prévention sur les médias publics)
L’alcool est bien plus qu’une simple substance : il est valorisé culturellement, présent dans les rituels sociaux, les moments festifs, les transitions de vie. Cette valorisation rend la prévention complexe, car elle s’oppose à une norme sociale bien ancrée.
La consommation d’alcool n’est pas uniquement un choix personnel : elle est le reflet d’un ensemble d’influences. La responsabilité collective – politiques publiques, milieux éducatifs, acteurs de la santé, médias – est indispensable pour :
L’ensemble des mesures préconisées par le réseau « Jeunes, alcool et société » s’inscrivent ainsi dans le cadre large de la promotion de la santé visant le bien-être et la santé globale, en travaillant notamment sur les déterminants psychosociaux qui influencent l’ensemble des consommations. Nous ne voulons pas entrer dans une logique de prohibition ou d’abstinence mais tenons à ne pas banaliser le produit.
Au final, il s’agit d’inviter chacun à porter un regard critique sur ses représentations en matière d’alcool et d’agir enfin de façon cohérente et efficace sur les contextes, et notamment sur la législation, afin qu’ils soient plus propices à des consommations responsables et qu’ils protègent plus spécifiquement les plus vulnérables (les jeunes et les consommateurs problématiques).
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