Les facteurs d’influence de la consommation d’alcool sont multiples, complexes, en interaction permanente avec l’environnement et la société.
Dès lors, ce sujet mérite d’être traité avec nuances et complexité. Sortir de la caricature et apporter des solutions multiples est indispensables.
Il est donc temps que la Belgique encadre de manière plus adéquate la question de l’alcool, en adoptant une législation cohérente et moins propice aux surconsommations.
Près de 11% de la population entretiennent une relation ambiguë, voire problématique avec le produit et entre 6% et 8% sont considérés comme alcoolo-dépendants (+ de 14 verres/semaine pour les femmes et 21 pour les hommes).
Pour rappel, l’OMS recommande de boire maximum 10 verres par semaine, maximum 2 verres par jour, des jours dans la semaine sans consommation.
Cependant, dans son rapport de 2023, l’OMS rappelle que la consommation d’alcool n’est jamais sans danger pour la santé, quelle que soit la quantité consommée.
+ Sources
https://www.sciensano.be/sites/default/files/bulletin_2_belhealth_fr.pdf
En matière de alcool et autres drogues, toutes les études montrent que la promotion de la santé, la prévention et la réduction des risques sont à renforcer et que les politiques répressives coûtent excessivement cher et sont partiellement en échec. En effet, 1€ investi en prévention permettrait de récupérer jusqu’à 14€1 à moyen terme ! La prévention serait donc le placement le plus rentable pour l’État.
1Teturn on investment of public health interventions: a systematic review, Masters R, et AL. J Epidemiol Community Health 2017;71:827–834
OMS : https://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0006/87999/RC55_fbd01.pdf
+ Sources
Par an, le belge adulte consomme
en moyenne 10L d’éthanol pur. Soit : 100 bouteilles de vin ou encore 200L de bière : Malgré une baisse de la consommation depuis 40 ans, l’alcool reste le psychotrope (qui agit sur le système nerveux central) le plus consommé dans l’ensemble de l’Union européenne : chaque personne adulte consomme en moyenne 9,1 litres d’alcool pur par an (en Belgique, près de 10 litres), l’équivalent de plus de 100 bouteilles de vin, ou de plus de 200 litres de bière d’intensité moyenne – ce qui est presque deux fois supérieur à la moyenne mondiale.
https://www.belgiqueenbonnesante.be/fr/etat-de-sante/determinants-de-sante/consommation-d-alcool
En effet, sur l’ensemble des dépenses publiques consacrées aux assuétudes, tout confondu, seulement 1,2% vont à la prévention et 0,4 % à la réduction des risques contre 68,7% pour l’assistance et 29,6% pour la sécurité́ ! Le budget consacré à la prévention a même reculé de 7 % entre 2004 et 2012 alors que celui consacré à la sécurité́ a augmenté́ de plus de 30%
13 Eurotox. Tableau de bord de l’usage de drogues et ses conséquences socio-sanitaires en wallonie, 2018.
Soit : 100 bouteilles de vin ou encore 200L de bière : Malgré une baisse de la consommation depuis 40 ans, l’alcool reste le psychotrope (qui agit sur le système nerveux central) le plus consommé dans l’ensemble de l’Union européenne : chaque personne adulte consomme en moyenne 9,1 litres d’alcool pur par an (en Belgique, près de 10 litres), l’équivalent de plus de 100 bouteilles de vin, ou de plus de 200 litres de bière d’intensité moyenne – ce qui est presque deux fois supérieur à la moyenne mondiale.
https://www.belgiqueenbonnesante.be/fr/etat-de-sante/determinants-de-sante/consommation-d-alcool
En Belgique, le coût du mésusage d’alcool a été estimé à 4,2 milliards d’euros par an, alors que les bénéfices liés à l’alcool s’élèvent au total à 1,5 milliard d’euros, incluant les accises et les recettes de l’industrie (Annemans, L., 2013). 6
6 L. Annemans, UGent, 2013
D’après l’OMS, l’alcool , l’usage de l’alcool est en cause dans pas moins de 200 affections physiques et mentales, et se trouve impliqué dans des traumatismes corporels et psychologiques dus à des actes de violence, d’agressions ou d’accidents sous influence.
L’alcool est un produit psychoactif (tabac, cannabis, ecstasy, etc.) pour lequel il est encore autorisé de faire de la publicité.
De nombreuse études prouvent l’effet très important de la publicité de la consommation d’alcool, en particulier sur les publics les plus à risques que sont les jeunes et les personnes dépendantes.
Voir facteurs d’influence et recommandations
Cfr ci-dessus
On estime que l’alcool est responsable de 5% des décès en Belgique. La consommation d’alcool est non seulement nocive pour le consommateur, mais nuit également à son entourage familial, social et professionnel, avec des répercussions économiques sur l’ensemble de la société.
*L. Gisle. S. Demarest. S Drieskens . Enquête de santé 2018 : Consommation d’alcool. Bruxelles, Belgique : Sciensano ; Numéro de rapport : D/2019/14.440/65. Disponible en ligne : www.enquetesante.be